mercredi, 02 avril 2008
Au fond des femmes. Pour ceux qui y vont.
Ca va mal là-bas. Il y a cette fille qui était PR chez Dior, qui rêvait luxe façon Carine Roitfeld. Arriviste de première avec des dents qui n’avaient pas été désincrustées du parquet depuis des lustres. On souriait fièrement en s’inscrivant sur une liste chez Hermes pour avoir l’honneur d’échanger cinq mille euros contre du cuir à bandoulières et on pleurait parce que la vie est trop injuste dans la mode. Pressée comme un citron, elle a décidé de vendre des pizzas à Marseille. Un camion, de la farine et un beau tablier.
Je crois que je l’ai baisée en 2002, à l’arrière d’une Twingo. Elle avait le cul un peu bas mais j’avais senti un truc en elle. Pas le col de son utérus, non. Elle avait simplement le caractère et l’originalité nécessaire pour être une fille intéressante.
Plus généralement, à chaque fois que j’appelle la France, c’est la même rengaine. «Oh tu sais, ici ça va mal, le moral est au plus bas, tout le monde en a marre». Oui mais, avez-vous essayé de faire quelque chose de différent ? Un truc con, comme changer de ligne de métro le matin pour aller travailler ? Si tu te sortais les doigts du cul et que tu plaquais ta grosse, ne penses-tu pas que la vie serait un peu plus légère ? Plaque ta grosse, plaque ton boulanger, plaque ton boulot ou plaque ton pays. Souris à la première personne que tu croises le matin en sortant de chez toi. Baise la première salope qui frôle ta braguette. Pisse dans le cendrier et achète un livre au hasard. Mange ton tiramisu avec les doigts et paye ton loyer avec quinze jours de retard.
Il y a cette pub avec une gamine qui lave un labrador dans une bassine. Elle me fait penser à mon agent immobilier en sabots. Il y a sept ans, j’arrivais à Paris et je rencontrais cette femme qui vendait un ou deux appartements par an. Dans le sixième. Bossait deux trois jours par semaine, puis partait rénover son énorme ferme à deux heures de Paris. Des chevaux, des poules, des canards, des oies, des chiens, des lapins, un âne, un poney et des dindons. Un retour en arrière de cent ans. On se douchait à l’eau froide et au petit matin, au milieu des champs, on apercevait des cerfs flirter avec la brume. Moi, je flirtais avec sa fille aînée qui avait une gamine de 3 ans. C’était elle la petite fille à la bassine. On faisait des dessins au coin du feu pendant que mon pote essayait de dépuceler la fille cadette.
Ces trois femmes et demi et la façon dont elles conduisaient leurs vies m’ont plus appris sur mon futur que n’importe qui d’autre.
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jeudi, 20 mars 2008
Le Phoenix dans les nuages, le poisson sur le goudron
Encore un ascenseur. Celui-ci me mène au meilleur pancake à la mangue de l’hémisphère sud. Je partage l’ascension avec un couple qui me rappelle que la nature est bien faite car il y a un public pour chacun. Ce type a l’air complètement fou de cette fille à qui je ne pourrais même pas faire un baisemain. Elle me dégoûte et je ne sais pas vraiment pourquoi. Sans doute cette peau laiteuse. Un frisson remonte mon corps et je retiens avec grande peine le mouvement de tête qui le ponctue. A la place, je forme un N avec mes lèvres.
Je déjeune avec une amie qui me raconte sa dernière love story. Une belle histoire d’amour à trois entre elle, un playboy et un gode. Un joueur de foot obligé d’instrumentaliser pour satisfaire sa partenaire. Il sort son outil au premier rendez-vous puis sanglote au second. Il serait de bon ton d’arrêter la dope ou simplement de sortir du placard, c’est selon, je n’ai pas le plaisir de connaître le spécimen.
Tous nos poissons sont mort parce qu’un fils de pute s’est amusé à mettre de la coke dans l’eau. Ce matin, je descends les escaliers, pénètre dans la cuisine et constate que toute la population de l’aquarium fait la planche. Seul le petit vert est posé au fond sur son flanc droit. Mon coloc a invité quelques amis et voilà le travail. J’attrape le tout, sors sur le balcon et lâche l’énorme bocal sur son Range Rover garé en dessous. Le pare-brise n’éclate même pas comme dans les films. Les poissons glissent lentement sur le capot, pas de dernier frétillement dramatique, l’eau goutte tristement sur le goudron.
Je déménage.
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mercredi, 12 mars 2008
Limbo
Cela faisait un moment que je n’étais plus passé sous la barre des vingt. Involontairement, je tapais dans de la came vingt-cinq trente cinq.
Baiser une gamine de dix huit ans c’est comme aller en week-end chez maman. On est détendu, confiant, confort, on retombe un peu en enfance, on se surprend même à jouer un peu avec les peluches. C’est plaisant. Cependant, on a jamais canonisé un homme qui n’a pas cinquante ans parce qu’il a tringlé une majorité printanière. C’est trop facile. Nous sommes très enclin à admirer la vieille paire de couilles pendantes qui claque paternellement sur le petit postérieur rosé dont la fermeté et l’élasticité indique qu’il n’a pas encore atteint sa vingtième année. C’est fou comme ça nous touche. Ca impose même le respect. Par contre, vous n’avez pas trente cinq ans, allez vous balader bras dessus bras dessous avec Lolita et vous verrez le résultat. Voilà pourquoi je préfère bien souvent une bonne branlette dans une vieille radasse plutôt qu’une nuit d’amour dans les bras d’une adolescente. Et puis aussi parce que ça fait plus de choses à raconter.
Non, je dis des bêtises.
Se branler dans une femme, exemple : "je me suis branlé en elle…", le Climax de l’égoïsme sexuel, la déshumanisation de sa partenaire, qui a autant de valeur qu’un gant de toilette un peu humide, un peu chaud. Et bien cela m’est impossible. Même avec la dernière des traînées, vous savez celle que l’on déglingue après un séjour en prison à Nairobi? Et bien même avec elle, j’essaye d’être bon. Je suis bien trop fier et prétentieux pour me laisser aller à de la masturbation in utero.
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lundi, 10 mars 2008
On est rassuré
Elles sont passées me prendre samedi en fin de matinée. On a roulé trois heures vers le nord. Elles ont parlés trois heures sans s’arrêter. Des trucs de filles, complètement anodins, mais croyez-moi, avec l’intonation, le body language et le capillo-jeté, on aurait pu croire qu’elles avaient été témoins de la dernière nuit de Heath Ledger.
Elles piochaient des bonbons dans les paquets colorés avec leurs longs doigts manucurés, rehaussaient leurs Aviators sur leur petit nez et jouaient avec les vitres électriques. Un bonbon bleu étranglé entre des ongles rouge, un reflet qui peint une pommette en vert et des cheveux fins qui virevoltent puis retombent sur des épaules dénudées. Un sourire, des dents parfaites, j’aperçois une langue, elle remonte son soutien gorge, je lui ouvre sa bouteille de Coca, Do you have a girlfriend ? Je raconte un bobard en essayant de parler assez fort pour couvrir une mauvaise chanson à la radio. L’une est en photo sur une pochette de disque. C’est une compilation de lounge music vendue dans le monde entier. L’autre bosse pour une boite d’édition. Je suis tombé malade avant d'avoir le temps de tenter un rapprochement avec miss monde. J'ai vomi sur les palmiers depuis le balcon. J’ai été minable avec ces filles et il me semble que ça devient une habitude. Je me laisse aller et je traverse des étendues couvertes de femmes en marchant au ralenti, les mains dans les poches, le regard dans le vide, en me demandant pourquoi les gens achètent des BMW. J’ai un ami qui a une série sept. Il a toujours un sac de couchage dans le coffre et un costume propre suspendu à l’arrière. Le samedi soir, il va en boîte avec sa péniche à roues, se torche la gueule, puis va se garer sur le parking de l’église où il dormira quelques heures avant d’aller à la messe avec papa et maman. C’est le moyen le plus sûr qu’il a trouvé pour ne pas rater l’office du dimanche matin. Apparemment ça compte beaucoup pour ses parents, et il ne voudrait surtout pas froisser les propriétaires vieillissant d’un patrimoine immobilier estimé à deux cent millions de dollars. C’est la seule erreur stupide qu’il ne fera jamais. Tout le reste, il l’a fait.
Mon colocataire, quant à lui, est finalement blanc comme neige.
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mardi, 26 février 2008
La décoration est mortelle
C’est un peu parti en couille. Cette association professionnelle très passionnée entre ces deux amis gays vient de se finir en meurtre. Enfin, pour le moment les flics n’ont pas encore embarqués celui qui n’est pas mort. Impossible de savoir ce qui s’est passé. Les versions varient en fonction de la forme de la bouteille. Un jour il a trouvé le cadavre de son associé dans le show room en arrivant le matin, un jour il l’a un peu bousculé avant de l’accompagner à l’hôpital pour une légère commotion. La version scotch est plus savoureuse que la version bière, évidemment.
Etant son colocataire, je pense être fixé rapidement.
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vendredi, 22 février 2008
North Shore
La semaine a été calme. Vendredi soir, j’ai couché avec cette fille une peu insipide mais qui suçait très bien. A vrai dire, elle branlait surtout très habilement. Il y a sans doute eu dans sa vie cet homme consciencieux qui lui a appris comment marche une verge. Soir après soir, sur le canapé, sous la douche, sous les draps, il a inculqué le bon rythme à son poignet, imprimé la juste pression à sa main. Une belle éjaculation en guise de médaille. Finalement assez peu de femmes rencontrent un mentor de la branlette. La majorité d’entre elles traite notre bite comme un flacon de shampoing presque vide dont on veut extraire absolument les dernières gouttes.
Cela devrait être un passage obligé pour toutes, un rite d’initiation, le passage à l’âge adulte. Une femme qui ne sait pas utiliser une queue avec sa main ne devrait jamais se marier, se reproduire, trouver un emploi. Bien sûr, je préconise la même chose pour les hommes qui auraient omis de lire le petit manuel du roulage de bille. C’est tellement pathétique de ne pas savoir quoi faire du sexe de l’autre...
J’éjacule un peu sur son visage, un peu sur sa main, un peu sur mon ventre. Je fini d’essuyer ma queue sur sa serviette de toilette dans la salle de bain. Je dois me sentir coupable parce que je lui donne mon numéro. Je ne sais pas, peut-être inconsciemment je sais déjà que je vais revenir me faire traire. Pourtant sur le moment, j’ai envie de ne jamais la revoir. Peu importe, il y a bien longtemps que je me suis habitué à mon incohérence, je vis avec, je compose avec.
Samedi soir, je baise mon estonienne alcoolique. Elle se comporte comme une gamine de dix ans sauf qu’elle a passé la trentaine. Elle vit comme une gitane dans un appartement de trois cent mètres carrés et elle boit des bouteilles de vin rouge à cent dollars avec de la limonade parce que le vin ça a mauvais goût. Moi en tout cas, j’ai pris goût à son petit cul que je défonce une fois par semaine. Ensuite, j’attends qu’elle aille pisser, comme ça je peux regarder son postérieur et ses longues jambes bouger vers la salle de bain avec sa démarche tordue que je qualifie de « japonaise ». Je ferme toujours les yeux quand elle revient parce que je ne supporte pas sa poitrine que je qualifie d’ « inexistante ».
Dimanche, repos, je bois quelques verres avec des amis en regardant passer les bateaux dans le port. Je ne comprends pas pourquoi mon degré de tolérance avec les gens qui s’habillent mal est si faible, alors qu’après tout on ne parle que de putain de bouts de tissu. Mais c’est physique, c’est irrépressible, je ne les supporte pas. Je préfère me retrouver dans une baignoire de serpents que dans une pièce de ringards. Ce type là, avec ses fausses chaussures italiennes en cuir synthétique, il est en train de gâcher mon après-midi. Italiennes pourquoi d’ailleurs ? Parce qu’elles sont affreusement vulgaires ou parce qu’elles sont aussi longues qu’une gondole ? Faudrait qu’on redéfinisse ce qu’est une chaussure italienne. En quelques décennies, la chaussure italienne est passée du mythe à l’excuse. De la classe absolue à : « mes chaussures sont ignobles, oui mais elles sont italiennes… ». Et son costume gris clair à rayures blanches doublé de soie turquoise…Dois-je vous faire un dessin ? Si encore sa discrétion équivalait son manque de goût. Mais non, il est bruyant.
J’abandonne et je renvoie mes yeux vers l’eau, où les mouettes se disputent une frite. Le temps est magnifique, il fait chaud, nous sommes en tee-shirt. Devant nous, la baie, les buildings, les yachts, le pont. Je noie une fois de plus mes angoisses et ma colère dans l’océan, et parce que ça marche, je ne rentrerai pas.
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jeudi, 14 février 2008
J'ai ouïe dire
C’est parce qu’elle a déclaré que je n’avais aucune chance de la baiser que j’ai employé toute mon énergie à la draguer. Et aussi parce qu’elle a une bouche plus large que mon point, mais ça c’est secondaire.
Quand je dis toute mon énergie, je veux dire l’équivalent du régime minimum d’un homme ordinaire. Car en plus d’être feignant, je suis très fier et surtout je n’ai aucune patience. Donc en fait, même avec tout mon bazar tournant à plein régime, avec la meilleure des volontés, un gramme d’alcool et la plus belle des femmes, je fais toujours que très peu d’efforts. C’est pourquoi je dois être efficace et impactant. C’est quête d’efficacité m’a souvent poussé à adopter une conduite extrême et à faire des choix tactiques stupides. Je me mets rapidement à découvert, ce qui n’est jamais bon, même en jean plutôt qu’en treillis, ou même avec sa bite à la main plutôt qu’un AK47. Je suis un peu déconcertant, surtout pour mon cœur de cible : la conne dont la masse graisseuse est proportionnelle au quotient intellectuel.
Evidemment, ce comportement remporte un franc succès avec la femme un peu plus évoluée, celle dont le nombre de neurones permet une lecture de la vie à degrés multiples ou que l’originalité excite plus que n’effraie. Mais l’évidence est que, dans ce pays, les plus belles femmes sont très bêtes. Il faut donc que tout se déroule comme dans la dernière comédie romantique américaine. La moindre entorse au scénario appris par cœur depuis la tendre enfance est synonyme d’échec. Ici, la carte du tendre a été reconstituée à partir de découpages de magazines. Vogue, OK!, Fortune et CosmoGirl.
J’ai donc payé une boîte de cigares au frère cascadeur de David. Comme prévu, il nous a retrouvé, Nicki et moi, à la sortie d’une boite de nuit. Comme prévu, il m’a demandé du feu. Comme prévu, il nous a suivi et a attendu une ruelle calme. Comme prévu, il a fait mine de nous agresser. Et comme prévu, je lui ai cassé la gueule. La seule chose que je n’avais pas prévu, c’est sa réaction. Elle a tellement adoré le coup du loubard, que j’ai vu ses yeux littéralement s’allumer. Des chats ont miaulés et se sont enfuis. J’avais préparé une suite pour enfoncer le clou. J’avais emprunté la Porsche de Michel et j’avais acheté un disque de country mais j’ai senti à ce moment là que je n’avais plus qu’à sortir ma bite. J’avais envie de jouer, alors je l’ai ramené chez elle.
Sur le divan, j’ai commencé à la déshabiller, puis je l’ai transportée dans la chambre où j’ai fini de me débarrasser de ses dessous de salope. J’ai profité quelques minutes de son corps de prof de fitness, j’ai un peu testé l’élasticité de son énorme bouche avec mes doigts, puis j’ai enfoncé ces mêmes doigts dans son con. Bien profondément. J’ai dessiné ces petits cercles sur la paroi interne de son pubis jusqu’à ce que sa mouille inonde la paume de ma main. Puis au moment où elle commençait à haleter je lui ai passé la langue dans le cou et murmuré à l’oreille : « tu vois que je peux te baiser quand je veux ? »
Puis j’ai pris mes affaires et je suis rentré en la laissant grande ouverte sur son lit. Fierté et mauvaises cicatrices d’une augmentation mammaire ont eu raison de mon excitation.
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vendredi, 08 février 2008
Un gramme cinq
Je bois beaucoup en ce moment. J’ai souvent mes petits moments d’euphorie passagère. Chez moi, c’est toujours dans l’intimité des toilettes que cela se produit. Une blague avant d’y aller, les amis qui rient, quelques regards échangés avec des filles sur le chemin et l’anticipation du plaisir de soulager sa vessie un peu douloureuse depuis deux trois verres. En tout cas, j’arrive toujours très exalté en face de l’émaille.
Me voilà seul, à l’abri du regard des gens, la musique est étouffée, il fait humide et chaud. Si je n’étais pas en train de parler de chiottes, je dirais que tout ça me renvoie dans le ventre de ma mère. Je ricane comme un débile tout en laissant volontairement peser ma tête sur ma poitrine. Je suis tellement détendu que mon corps semble ne plus exister. Toute ma concentration est portée sur les terminaisons nerveuses de ma bite. Je deviens urètre.
Et comme à chaque fois, je pousse le plus fort possible avec cette stupide intention de faire sauter un morceau d’émaille ou d’enfoncer légèrement l’acier de la pissotière. Dois-je préciser que même Le Divin Connard n’y est jamais parvenu ? C’est avec un léger grognement que je libère le produit, parfois même avec une espèce de rire nerveux. Et puis cette poésie qui naît de petits riens. Comme ce soir où la forme du bout de ma queue se dessinait si parfaitement sur le fond blanc du réceptacle grâce à un rétro éclairage très bien étudié. Une ombre chinoise d’une précision ultime. Je n’en revenais tellement pas de voir si nettement les détails de mon gland que j’ai levé les yeux au ciel et lâché une aberration du genre : « Merci mon dieu de m’avoir doter d’une si bonne vue ».
Beaucoup plus honteux, Moritz, mon pote allemand. Je l’appelle Herr Pesse parce qu’il a la mauvaise habitude de finir les verres. Passé vingt trois heures, il boit tout ce qui contient un vieux fond d’alcool. C’est horrible. Moritz c’est la version humaine du tout à l’égout. Il lui est impossible de traverser un bar sans détours. Quand il va aux toilettes, c’est en rebondissant de table en table, comme une bille de flipper. Parfois, il finit les verres un peu trop tôt, alors que les propriétaires sont allés danser. C’est comme ça que Moritz a hérité de cette superbe cicatrice sur le coude. Forcément, avec une technique aussi infaillible, Moritz est toujours le premier à être ivre. Il ne nous reste plus qu’à nous installer confortablement sur une banquette et à regarder travailler l’artiste.
Il danse avec ce style bien particulier qu’il a mis au point quelques années plus tôt dans un night club de Stuttgart. Juste tout le temps à contre rythme. Il vaut voir ses Church’s s’agiter au non rythme de la musique pour le croire. C’est tellement invraisemblable que ça en devient une performance. Niveau drague, Moritz est très efficace. Il propose directement de l’argent. 300 dollars pour aller le sucer dans les chiottes, c’est son prix d’appel. Mais il a rarement à l’augmenter car il sait parfaitement qu’il trouvera toujours une fille pour l’accepter. Dans ce pays où la coke est très chère (300 dollars c’est justement le prix du gramme, Moritz est un très bon commercial) mais très consommée, j’ai souvent été surpris par le type de fille suivant Moritz dans les toilettes. Et puis elles regrettent rarement le deal, Moritz étant un client facile. Il n’est pas rare de les voir ressortir cinq minutes plus tard…
Il y a deux mois, la femme de Moritz a développé une MST. Bénigne mais MST quand même. Se sentant un peu coupable, Moritz a stoppé les sorties. Dans le groupe d’amis, il y avait ceux qui pensaient que Moritz était un salaud et ceux que ça faisait rire et qui regrettaient juste la présence de ce dernier. On a changé nos habitudes, nos sorties. On a rencontré ce type qui fait tout le temps la fête avec sa sœur lesbienne. On a commencé à traîner dans des clubs de gouines. Evidemment, on avait tous une petite idée derrière la tête, mais surtout il s’est avéré que les clubs lesbiens jouent de la très bonne musique et que lorsqu’on est « intronisé » par l’une d’entre elles, leur agressivité s’efface complètement. Elles ont même fait de Michel leur nouvelle mascotte adhérant complètement à sa prise de position chirurgicale. On était samedi soir je crois, lorsque j’ai aperçu la femme de Moritz en train de rouler des pelles à une petite brune. Après investigation, elle s’est révélé être une habituée du lieu et l’une des filles avec nous avait même eu l’occasion de lui bouffer la chatte pendant une after party dans un appartement. Les yeux ronds comme des billes, j’ai tendu mon téléphone à une des nanas en la priant d’aller prendre quelques clichés pour moi.
Trois jours plus tard, C’est avec une joie non dissimulée que nous observons Moritz emmener une petite brésilienne dans son cabinet particulier.
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mardi, 05 février 2008
Mes chaussures
Le propriétaire de ce night club m'aime bien parce que j’apprécie son Aston Martin DBS, la même que Brett Sinclair, et que je peux en parler des heures avec mon accent français. Il n'oublie jamais de nous arroser à grands coups de bouteilles de champagne quand on lui rend visite et parfois les éclaboussures atteignent même les tables voisines ce qui est fort pratique pour en baiser les occupantes. Mais passons, car ce soir il y a beaucoup plus intéressant : mes chaussures.
La réunion du savoir faire ancestral de l'artisan chausseur et de la classe moderne d'une marque de luxe Britannique. L'arrondi et la longueur sont parfaits, elles brillent juste assez pour attirer le regard mais ne monopolisent jamais l'attention et surtout elles se portent aussi bien avec un costume qu'avec un jean. Seul problème, elles sont incontrôlables. Je tombe environ une à deux fois par mois en les portant. Dans les restaurants et dans la rue principalement. Toujours avec le sourire bien entendu, le sourire de l'homme ivre. Mais c'est comme cette pub dans un magazine avec deux mannequins assises à l'arrière d'un yacht : "Remember all those late nights at the office? Thought not." Toutes les chutes ridicules importent peu comparées avec l'effet produit sur les gens.
Mes appâts en cuir glissent sur le sol au rythme de la musique. Michel est avec moi, un enfant de la DASS qui a réalisé ses deux rêves : devenir millionnaire et ne pas avoir d'enfant. Au delà de l'ironie merveilleuse, la vasectomie a aussi été pour Michel le plus sûr moyen de protéger son argent de tout vagin un peu trop glouton. Et pour ne rien gâcher, Michel aime bien danser, surtout avec des filles plus grandes que lui. D'ailleurs Michel repart déjà avec une fille tellement grande que la surprise risque d'être de taille. Mais je suis bien trop bourré pour le prévenir et puis je ne veux pas l'embarrasser, car après tout, il aime peut-être ça lui qui a vécu quelques temps en Thaïlande ...
De mon côté, je compose avec une curiosité de la nature : une russe, petite et moche. Même si cela ferait une bonne histoire à raconter aux copains, elle ne parvient pas à m'exciter suffisamment pour que l'envie de la baiser me prenne. Même lui engouffrer ma queue jusqu'à la luette serait une épreuve insurmontable. Je lui explique que je ne paye pas l'alcool dans cet endroit et qu'elle va devoir boire sa bouteille de champagne toute seule. Ce sont les derniers mots que j'échange avec elle car ça commence à sentir le vieux pétrole de Sibérie occidentale et les filles qui dansent avec moi ne dansent presque plus avec moi.
Après un superbe pas chassé vers la gauche, je me retrouve au milieu de trois pétasses habillées tellement horriblement qu'on a qu'une idée en tête : les déshabiller. Je vide mon verre d'un seul trait en songeant que je viens peut-être de percer un autre mystère de la vie. Les filles qui s’habillent mal le font pour nous donner envie d’ôter leurs vêtements. La botte secrète de la pétasse n'ayant plus de secret pour moi, j'entreprends de briquer scandaleusement ma toile de Nîmes sur l'intérieur de leurs cuisses, voire sur leurs chattes directement. Ce faisant, j'en embrasse une, puis une autre, pendant que la dernière embrasse un grand chauve. J'ai sans doute dû leurs offrir quelques verres et commencer à les doigter calmement sur une des banquettes. C'est un petit peu confus. En tout cas, peut-être une heure plus tard, je suis dans le salon d'une des deux, bien embarqué dans ce qui va sans doute être mon premier threesome tout en anglais.
Quand soudain, je suis saisi par l’image de mes chaussures, légèrement recouvertes par une robe léopard, le tout sur une moquette rouge... La nature morte est plus choquante qu'une photographie de Joel Peter Witkin. Re-prise de conscience. C’est la panique.
Avec l'agilité d'Albert Spaggiari sautant par la fenêtre du deuxième étage du Palais de Justice de Nice, je fausse compagnie aux deux félins. Dans la précipitation, je prends soin de ne pas oublier mes chaussures qui ce soir ont joué un rôle totalement inattendu. Je finis de faire mes lacets dans le taxi qui me ramène chez moi. Je regarde défiler les voitures et les lumières, il y a un morceau de jazz à la radio, l’air frais qui entre par la fenêtre me tient à peine éveillé et je songe que six ans plus tôt, je couchais toutes les nuits avec la même fille sans en souffrir.
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vendredi, 01 février 2008
En haut de la colline
J'arrive très tard en haut de cette colline sur laquelle cette énorme maison blanche est perchée. Je monte les marches qui mènent à la terrasse séparée en deux par une piscine en verre qui dessine un gros rectangle bleu lumineux sur le flanc de la colline. Au milieu de la forme géométrique, il y a un cul dans un bikini jaune. Je suis bourré et encore un peu loin, mais les proportions ne laisse planer aucun doute qualitatif. Il doit y avoir cent personnes sur cette terrasse et cent autres dans la maison. La musique est tellement forte qu'elle tape sur la colline voisine et nous revient. L'invitation disait "Water Party @ Garth's, start at 9pm and goes till cops come". Il est déjà deux heures et je ne parierai pas dix dollars sur la pérénité de la fête. Alors je décide d'être efficace.
J'attrape une bouteille de sky blue, je me mets en maillot et je descends dans la piscine. Le bikini jaune est maintenant agrippé au petit ami bodybuildé. Je ne déferai pas le noeud jaune ce soir. Je progresse doucement dans le bain de lumière, ma bouteille a demi-immergée, mon collier flottant légèrement devant moi. Je mouille mes cheveux et je les envoie en arrière avant d'arriver devant ces cinq filles. Je n'ai jamais aimé les gens qui ne se mouillent pas les cheveux dans l'eau. Il y a quelque chose de faux et de sexuellement rédhibitoire dans ce geste. Quelqu'un qui ne se détend pas capilairement ne se livrera jamais complètement sexuellement.
Elles ont toutes les cinq les cheveux très mouillés. Ma préférée est évidemment celle qui sourit timidement. Bikini rouge, cheveux chatains foncés ondulés très longs, des yeux verts qui virent au jaune dès qu'il y a un peu de lumière protégés par une barrière de cils démesurément longs, une peau qui rend l'eau chlorée aussi sexy que du miel et surtout des épaules et un cou qui disent : "oui je suis mince et longiligne mais en plus je fais du sport donc c'est pas la peine que tu checkes mon cul et mes jambes, tu sais déjà que tu vas les adorer..." On discute un peu, elle est vraiment réservée, loin d'être stupide et encore plus loin d'être ivre. Je ne la baiserai pas ce soir, voir jamais, à moins de sortir avec elle sérieusement mais il faudrait que je sois amoureux ce qui ne sera possible que si j'ouvre une porte dans mon cerveau à grand coup de je ne sais quoi, lsd, marteau, uppercut, car crash...
Je vais faire un tour dans la maison, prendre du champagne et saluer les amis que j'ai en haut de cette colline. Pratiquement tout le monde est en maillot ce qui s'implifie considérablement la vie mais sature complètement la charge érotique de la soirée. C'est presque trop. Une très belle fille passerait presque inaperçue et un mec maigrichon et blanc pourrait devenir la star de la soirée. Les hommes dans ce pays souffrent d'un grand manque d'originalité. Il y a ceux qui prennent de la creatine avant d'aller au fitness first du coin et ceux qui boivent de la bière et jouent au rugby depuis qu'ils ont 12 ans.
Je croise ma présentatrice tv au rabais. Elle a l'air aux abois et a le manque de discernement nécessaire pour me demander si j'ai de la coke.
"Biensûr j'en ai, mais si tu en veux, il faudra que tu sois plus éloquente que la dernière fois".
Cinq minutes plus tard, la porte est fermée, elle est assise sur le coin du lit et sa frange se balance en face de mon nombril. Evidemment, je n'ai pas de drogue, alors je profite de son affairement pour composer un text message.
"Donne un peu de coke à Shirley quand tu la verras descendre les escaliers. Merci".
C'est plutôt décontracté que je redescends sur la terrasse, où je retrouve la fille de la piscine. Elle est assise à côté d'une blonde mignone avec d'énormes seins. Je n'ai pas fini de tirer une chaise pour m'installer avec elles que j'imagine déjà ma queue coincée entre ses deux gros trucs. Evidemment, elle n'arrive pas à la cheville de sa copine, mais elle, au moins, a un classique air de salope. Je ne sais pas combien de temps je vais rester dans ce pays alors je ne vais pas risquer ma santé en débutant une histoire d'amour, je préfère tringler de la grosse cochonne qui m'apportera toute la satisfaction immédiate dont j'ai besoin.
Ou pas.
Une fois de plus, c'est avec un plaisir immense que je presse le bouton autodestruction. Le petit pincement au coeur vient toujours plus tard, au moment de l'éjaculation.
C'est avec une certaine déception que le bikini rouge me regardera emballer sa copine et ce sera avec une boule dans la gorge que j'éjaculerai sur la poitrine de celle-ci...
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jeudi, 31 janvier 2008
Un bling et puis s'en va
C'était bien sympa de t'enlever tes sapes à cent mille, j'aimais bien le son des gros colliers en or qui tombent sur la moquette et j'aimais bien aussi le cliquetis de tes bracelets Cartier quand tu me suçais, mais ça ne m'excite plus du tout maintenant, donc tu devrais te trouver un autre amant pour quand ton mari est en voyage d'affaire. Si tu étais bronzée encore, tu pourrais négocier, mais là non.
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mercredi, 16 janvier 2008
A la recherche du calme perdu
Bon, et puis quoi?
Même si je me marie avec miss monde, serais-je capable de lire trois pages d'un bouquin dans un hall d'aéroport sans lever les yeux vers un cul?
Je ne pense pas.
Biensûr, regarder n'est pas un crime, tout le monde fait ça. Sauf que, quand elle me regarde aussi, j'ai le sentiment très net qu'il en faudrait peu pour que je la suive dans les toilettes. Peu importe combien j'ai d'enfants et peu importe la façon dont ma femme avale en me regardant droit dans les yeux. Du regard à la pénétration, chez moi, il n'y a qu'un pas que je franchis trop facilement. Et je ne suis pas le seul. Combien de femmes mariées me fusillent du regard alors que leur mari est une dizaine de pas devant? Elles viennent de mettre au monde leur premier gosse, leur mari les baise sans doute régulièrement et il est même capable de payer à toute la petite famille des vacances à 10 000 dollars la semaine. Pourtant, il n'y a que la timidité partagée et mon manque de courage qui empêchent le pire d'arriver. Rien de plus. Tous les jours dans le monde, la timidité empêche des centaines de mamans de se faire tirer par un inconnu.
Il y a quelque chose, que je ne cerne pas encore, qu'il faut trouver pour stopper ce manège libidineux. Un état qu'il faut atteindre, pour enfin se sentir satisfait et cesser de loucher sur tout ce qui respire et présente un quelconque intérêt physique. Comment chasser cette attirance irrésistible pour la nouveauté qui ne tient absolument pas compte des règles élémentaires de logique, morale et physique?
J'ai peur de développer des problèmes de vue à force de guetter un regard à droite, un bout de cuisse à gauche. J'ai besoin d'un break. Et puis j'en ai marre que mes journées soient foutues en l'air parce que je n'ose pas draguer une serveuse, parce que je laisse passer une merveille dans la rue ou parce que je manque de répartie en anglais avec cette hôtesse de l'air qui est visiblement charmée par mon accent.
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lundi, 24 décembre 2007
Baise virtuelle impossible, amour probable
C'est quand je n'arrive pas à me projeter sexuellement avec une fille que je peux en tomber amoureux. Quand je n'éprouve pas le désir de me branler en pensant à elle alors que les mecs se dévissent le cou pour l'apercevoir une seconde de plus au coin de la rue. C'est rare, mais ça arrive de temps en temps.
La dernière fois, ça s'est mal fini. Cette fois il n'y aura rien de plus.
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dimanche, 16 décembre 2007
Trademark
Depuis la terrasse du bar, je vois ses immenses jambes disparaitre dans la nuit. Elle est îvre morte depuis plusieurs heures et elle est encore capable de descendre les marches de la place avec 10 centimètres sous chaque talon. Je suis fasciné par le balancement de son cul dans cette petite robe noire. J'envisage de partir à sa recherche dans les prochaines trente minutes, le temps de finir mon verre, saluer le peu d'amis que j'ai à cet anniversaire et donner mon numéro à la blonde qui cause au futur obèse.
Dans la rue bondée de cette ville géante, je marche sur les traces de ma présentatrice tv alcoolique. Aveuglé par les néons géants, j'ai du mal à distinguer les putes des mannequins qui portent pratiquement les mêmes vêtements. Les excités à la vodka redbull hurlent la bouche grande ouverte. Les vapeurs de graisse des restaurants chinois ou grecs s'engouffrent dans leur oesophage. D'autres font des drifts au milieu de l'avenue dans leurs voitures ampli. La gomme brulée se mélange au parfum bon marché des pétasses en robe de soirée. Il y a un bar et une boite de nuit tous les vingt mètres et je commence à me sentir seul au milieu de cette foule dingue, aussi, je lui envoie un message pour abréger mes recherches. Je la retrouve au premier étage d'un bar ultra moderne qui domine le croisement le plus électrique de la ville. Je vois sa silhouette se détacher du groupe et avancer vers moi à travers les vitres fumées. Je suis étourdi par l'alcool et la musique, je me suis enfermé dans ma pièce capitonnée et je ne distingue pratiquement plus rien à part ses ondulations. Je suis hypnotisé par elle venant vers moi, le son est étouffé, les gens estompés. Je glisse sur un tapis roulant droit vers elle.
Le contact de ma main sur sa robe extrement douce collée contre son ventre chaud me sort instantanément du coma, je me réveille en lui souriant machinalement, choqué par la déflagration de la musique sur mes tympans. Elle me fait finir son verre et me traine dehors. Impossible de trouver un taxi. Elle stoppe une voiture pendant que je regarde son cul. Vingt dollars pour aller dans cette maison au bord de l'ocean, c'est raisonnable. Ecrasée derrière un des deux sièges baquets, elle parle aux deux adolescents à casquette comme si elle les connaissait depuis toujours. Leurs propose de nous accompagner à cette soirée, leurs donne un faux numéro en insistant pour qu'ils l'appellent une fois que son téléphone aura à nouveau de la batterie. "Il est impressionnant ce faux compte-tour façon voiture de sport accroché au tableau de sport..." Voilà qu'elle se fout de leur gueule maintenant. Je lui caresse un peu la cuisse pendant qu'elle peaufine son numéro. Je suis le français de service donc je n'ai pas à faire la conversation, alors je profite du paysage et de son grain de peau.
Dans la maison, nous retrouvons ses quelques amis en pleine partie de twister. Parfait, cela va m'éviter les présentations. J'entre dans la partie. Left foot yellow, right hand red. Il y a trois mecs, chapeau, tatouages, piercings. Trop cool. Et quatre filles, tatouages, faux seins, faux nez. Trop bien. Un des habitants du lieu est musicien. J'écoute LCD Soundsystem en fixant cette greluche qui me parle. Elle s'est fait refaire les seins aux frais de son boyfriend et envisage de chercher une fille pour lui offrir un threesome à noël. Elle est un tout petit peu désabusée depuis qu'elle a découvert qu'il baisait une autre fille, justement le jour où elle sortait de l'hopital avec deux drains accrochés à la ceinture, un pour chaque sein... Je commence à comprendre, en parlant avec la blonde aux cheveux très courts, que je suis en plein coeur d'une sympatique cocaine party. Elle touche frénétiquement son nez refait et son regard en dit long sur son début de soirée. Un des mecs presents est le dealer de cette joyeuse petite troupe.
Les seules fois où j'ai gouté de la cocaine c'était en embrassant une fille qui venait d'en prendre. Ce goût acre qui coule au fond de leur bouche m'a toujours écoeuré. Je tolère la drogue chez les gens qui chantent devant cinquante milles personnes. Mais pas chez les autres. Alors quand j'ai vu ma grande brune commencer à se tapisser le nez, j'ai cessé de lui faire du pied.
Je baiserai cette stupéfiante fille un autre jour, un jour de grand calme, sous une couette moelleuse, sans arrière goût de viande avariée.
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vendredi, 14 décembre 2007
Le temps des Vendanges
Quarante ans, mariée, aisée mais ennuyée, peu importe le pays, cette femme est toujours la même. Elle est à court de distraction et la solide confiance en soi accumulée durant ses plus jeunes années commence à s'effriter.
Proposer poliment un diner, pour lui donner la liberté de le refuser, juste créer le sentiment qu'elle ne va pas se faire baiser sans préalable. Une heure plus tard, la voilà à quatre pattes sur mon lit, retrouvant l'enthousiasme de ses vingt ans. C'est avec un agglomérat de plumes et de coton dans la bouche et son con souriant à la lune qu'elle sauve son mariage. Quelques couinements et quelques millilitres de sperme plus tard, elle sera capable de retourner jouer l'épouse modèle pour au moins deux trois ans.
06:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 30 novembre 2007
Dissocier le sexe et les sentiments
"N'insiste pas, car de toute façon je ne coucherai jamais avec toi. Je ne supporterai pas de te voir draguer d'autres filles, je ne supporterai pas l'idée que tu couches avec d'autres."
Tu as bien raison, et d'ailleurs je ne te demande pas de coucher avec moi, laisse moi juste te bouffer la chatte.
Environ une demi heure plus tard, j'arrivais à introduire mon index et mon majeur dans son con. Sa fierté merdique tenait bon et les négociations s'éternisaient. J'entrepris de presser son point g. Bingo. Elle avait fait des manières pendant une heure et voilà que maintenant elle me léchait la bite. Dernière misérable feinte, avaler plutôt que de se faire baiser. L'ultime paradoxe féminin.
En spécialiste, je m'arrangeais pour que la crampe à la machoire se manifeste avant l'éjaculation. Désespérée, elle ne trouva plus la force de refuser le cunnillingus. 5 minutes plus tard, le douanier me rendait mes papiers, et avec un grand sourire me fit signe de passer : "Excellent séjour monsieur." J'enfilais une capote et la pénétrais immédiatemment.
Un peu plus tard encore, au milieu de la nuit, des sanglots...
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mardi, 20 novembre 2007
Jamais
Je sors avec trois filles en même temps et je n'en ai pas assez. Aucune n'est assez bien pour moi. Je veux toujours celle que je vois au loin sur la plage et qui a l'air mieux foutue. Samedi soir, j'ai éjaculé sur la face d'une banquière anglaise de 30 ans, juste avant de la baiser violemment pendant que son chien à 5000 dollars, inquiet d'entendre maman brailler, grattait à la porte. Une heure plus tard, j'étais dans le taxi en train d'hésiter à descendre pour aller parler à une blonde stationnée dans la rue.
Pendant ce temps, j'échange quelques sms avec Stella May, attendant qu'elle rentre de son déplacement professionnel. Le groupe d'amis est petit, on m'a déjà fait comprendre que c'était très mal ce que je faisais.
Quelle horreur vraiment.
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vendredi, 26 octobre 2007
Stella May
C'est une des plus belles filles qu'il m'ait été permis de voir qui se tenait dans l'embrasure de la porte, collée contre son mec. Cette fois au moins, la jalousie avait un goût que je connaissais. Une grande blonde aux longs cheveux ondulés, hyper stylée sans être trop sophistiquée. Un petit nez tellement pointu qu'il a fendu mon coeur d'un seul coup, des yeux noir d'une beauté extrasystolique, une bouche qui donne envie de se mettre à table, une silhouette et une allure échappées d'un podium et doublées d'une legère maladresse adolescente complètement fatale.
Sur la terrasse victorienne, nous sommes huit, artistes, directeur de galerie, fashion designer, interior designer... Diner magnifique, partagé entre mon intérêt pour son copain complètement sympathique et le fait évident qu'elle boit toutes mes paroles en tripotant une de ses boucles blondes. Je la fais rire autant qu'elle me fait rire, nos regards gênés se croisent presque aussi souvent que nos dents se transmettent des signaux lumineux. Le vin, la musique, un puissant enchantement, je ne suis plus vraiment certain de la réalité du moment.
A minuit, profitant de l'absence de son petit ami, nous échangeons email et téléphone, il est convenu que je serai son professeur de français.
Puis-je l'être pour l'éternité.
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mercredi, 24 octobre 2007
Sapphic erotica
Elle m'a regardé quand je suis entré, on a échangé un sourire timide lorsque sa copine s'est levée pour aller aux toilettes, puis c'est tout. J'ai cherché en vain son regard toute la soirée. Concentrée sur sa conversation, sur ses verres de vin blanc, sur la gestion dans l'espace de sa magnifique poitrine et sur l'articulation de sa machoire parfaitement dessinée en harmonie avec sa bouche terriblement sexuelle.
C'est une heure plus tard que j'ai réalisé que son intérêt pour les hommes était égal au mien. Que les cheveux courts de son amie étaient les seuls signes de masculinité qu'elle pouvait tolérer. Comme si je n'existait pas.
Et j'ai souffert. Pour la première fois de ma vie j'ai été jaloux d'une femme. Elle était beaucoup trop belle.
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mercredi, 17 octobre 2007
Happy meal
Ici, je ne suis qu'un morceau de viande que les plus belles filles vont se faire passer. Je suis la nouveauté de la saison. Où que j'aille je suis toujours différent. Ce décalage me donne l'avantage sur des mecs, soyons réalistes, clairement plus beaux que moi. J'entre quelque part, et plus que jamais j'attire l'attention. A la différence quand même que les regards que je croise sont obscènement explicites ou explicitement obscènes. Je suis curieux de savoir combien de temps cela va m'amuser.
06:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note