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vendredi, 01 février 2008

En haut de la colline

J'arrive très tard en haut de cette colline sur laquelle cette énorme maison blanche est perchée. Je monte les marches qui mènent à la terrasse séparée en deux par une piscine en verre qui dessine un gros rectangle bleu lumineux sur le flanc de la colline. Au milieu de la forme géométrique, il y a un cul dans un bikini jaune. Je suis bourré et encore un peu loin, mais les proportions ne laisse planer aucun doute qualitatif. Il doit y avoir cent personnes sur cette terrasse et cent autres dans la maison. La musique est tellement forte qu'elle tape sur la colline voisine et nous revient. L'invitation disait "Water Party @ Garth's, start at 9pm and goes till cops come". Il est déjà deux heures et je ne parierai pas dix dollars sur la pérénité de la fête. Alors je décide d'être efficace.

J'attrape une bouteille de sky blue, je me mets en maillot et je descends dans la piscine. Le bikini jaune est maintenant agrippé au petit ami bodybuildé. Je ne déferai pas le noeud jaune ce soir. Je progresse doucement dans le bain de lumière, ma bouteille a demi-immergée, mon collier flottant légèrement devant moi. Je mouille mes cheveux et je les envoie en arrière avant d'arriver devant ces cinq filles. Je n'ai jamais aimé les gens qui ne se mouillent pas les cheveux dans l'eau. Il y a quelque chose de faux et de sexuellement rédhibitoire dans ce geste. Quelqu'un qui ne se détend pas capilairement ne se livrera jamais complètement sexuellement.

Elles ont toutes les cinq les cheveux très mouillés. Ma préférée est évidemment celle qui sourit timidement. Bikini rouge, cheveux chatains foncés ondulés très longs, des yeux verts qui virent au jaune dès qu'il y a un peu de lumière protégés par une barrière de cils démesurément longs, une peau qui rend l'eau chlorée aussi sexy que du miel et surtout des épaules et un cou qui disent : "oui je suis mince et longiligne mais en plus je fais du sport donc c'est pas la peine que tu checkes mon cul et mes jambes, tu sais déjà que tu vas les adorer..." On discute un peu, elle est vraiment réservée, loin d'être stupide et encore plus loin d'être ivre. Je ne la baiserai pas ce soir, voir jamais, à moins de sortir avec elle sérieusement mais il faudrait que je sois amoureux ce qui ne sera possible que si j'ouvre une porte dans mon cerveau à grand coup de je ne sais quoi, lsd, marteau, uppercut, car crash...

Je vais faire un tour dans la maison, prendre du champagne et saluer les amis que j'ai en haut de cette colline. Pratiquement tout le monde est en maillot ce qui s'implifie considérablement la vie mais sature complètement la charge érotique de la soirée. C'est presque trop. Une très belle fille passerait presque inaperçue et un mec maigrichon et blanc pourrait devenir la star de la soirée. Les hommes dans ce pays souffrent d'un grand manque d'originalité. Il y a ceux qui prennent de la creatine avant d'aller au fitness first du coin et ceux qui boivent de la bière et jouent au rugby depuis qu'ils ont 12 ans.

Je croise ma présentatrice tv au rabais. Elle a l'air aux abois et a le manque de discernement nécessaire pour me demander si j'ai de la coke.


"Biensûr j'en ai, mais si tu en veux, il faudra que tu sois plus éloquente que la dernière fois".


Cinq minutes plus tard, la porte est fermée, elle est assise sur le coin du lit et sa frange se balance en face de mon nombril. Evidemment, je n'ai pas de drogue, alors je profite de son affairement pour composer un text message.


"Donne un peu de coke à Shirley quand tu la verras descendre les escaliers. Merci".

C'est plutôt décontracté que je redescends sur la terrasse, où je retrouve la fille de la piscine. Elle est assise à côté d'une blonde mignone avec d'énormes seins. Je n'ai pas fini de tirer une chaise pour m'installer avec elles que j'imagine déjà ma queue coincée entre ses deux gros trucs. Evidemment, elle n'arrive pas à la cheville de sa copine, mais elle, au moins, a un classique air de salope. Je ne sais pas combien de temps je vais rester dans ce pays alors je ne vais pas risquer ma santé en débutant une histoire d'amour, je préfère tringler de la grosse cochonne qui m'apportera toute la satisfaction immédiate dont j'ai besoin.

Ou pas.

Une fois de plus, c'est avec un plaisir immense que je presse le bouton autodestruction. Le petit pincement au coeur vient toujours plus tard, au moment de l'éjaculation.

C'est avec une certaine déception que le bikini rouge me regardera emballer sa copine et ce sera avec une boule dans la gorge que j'éjaculerai sur la poitrine de celle-ci...

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