dimanche, 15 janvier 2012

Un Court Emballement

Quand je la rencontre, quelques mois plus tôt, elle est en couple depuis quatre ans et quand je lui demande «ca se passe comment avec ton mec ?» elle me répond «c’est l’homme parfait» Ce qui ne laisse rien présager de bon. Mais il y a déjà quelque chose entre nous, mélange de complicité et d’attraction physique. Ca se traduit le plus souvent par des maladroits « tu n’es pas du tout mon style » ou « you’re such a dick », mais déjà elle a du mal à cacher son intérêt. Puis la vie a fait le reste. Ils se sont séparés. L’homme parfait ne l’était pas. Et moi je le devenais un peu plus chaque jour.

Je la rejoins au milieu de la nuit avec une petite envie de vomir. Insupportable et chancelant, je l’emmène je ne sais ou, dans une soirée apparemment, ou je la pose sur une chaise entre deux types puis disparais sans dire au revoir. Je réalise le lendemain que j’ai sans doute raté ma chance avec elle, ce qu’elle confirme par texto. S’ensuit un terrible mal être qui durera un peu, jusqu’au moment ou elle franchit finalement la porte de ma chambre, quelques jours plus tard.

La relation qui nait est placée sous le signe du contretemps, de la maladresse, et de l’égratignure. Pendant un mois la passion grandit, puis retombe soudainement en quelques jours, nous laissant meurtris et ennemis pour la vie. Une passion que je n’avais plus ressentie depuis si longtemps.

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